village traditionnel - mercredi 3 mai

Publié le par Muriel Bayet

Mercredi 3 mai 2017

Partis en 4x4 à travers sable et chemins (enfin, chemins …) visiter un village traditionnel « Bishnouïe » (écriture plus qu’incertaine !). On « entre » dans une « maison », délimitée par un mini remblai de pisée, tout comme le sol très lisse ; c’est en fait de la bouse de vache séchée et travaillée !

Dans le village, nombreux troupeaux de buffles pas très doux, des chèvres, des moutons ; habits traditionnels : hommes en blanc jusqu’à mi-jambe, turban rouge ; femmes en bleu et voile rouge.

Un shrine est installé en bord de chemin ; l’autel le plus proche est trop loin pour aller y prier ; Gazelles, antilopes, singes… Mais pas de léopard ; il est déjà 8h30 ; à cette heure-ci, il fait déjà trop chaud ; ils doivent être à l’abri dans une grotte ; on distingue cependant nettement des empreintes dans le sable, ainsi que des traces de serpent…

On repart, traversant le village de part en part, les immondices, les décharges sauvages… La poussière nous colle à la peau, aux cheveux…

On reprend notre bus pour aller visiter un temple zain ; aujourd’hui mercredi, c’est le jour de Ganesh, le dieu à tête d’éléphant. En chemin, on tombe sur une cérémonie célébrant un tout nouveau temple de Shiva. Beaucoup d’animation, danses…

Les nombreux hibiscus et flamboyants me ravissent ; jaunes, roues, mauves, orange, tout est éclatant de lumière.

Le temple est fabuleux ; plus de mille colonnes de marbre blanc, tout comme l’ensemble du temple, d’ailleurs ; chaque colonne est sculptée de motifs très fins, de la dentelle de marbre, du haut en bas ; un travail inouï !

A l’intérieur de temple, deux oiseaux se sont invités ; brun-gris, la tête rectangulaire avec une légère crête, ils arborent un rectangle rouge vif au-dessous des ailes, juste sur la queue ; lorsqu’ils s’envolent, c’est très joli !

On repart vers l’Est ; on traverse maintenant une campagne ; nombreux champs en petites parcelles délimitées par des murets de pierres sèches ; les maisons aussi sont en pierres sèches apparentes, ici, et les toits sont recouverts de tuiles plates et brunes. Une noria est en action ; on s’arrête pour regarder le puits, profond d’une trentaine de mètres, voir les taureaux tourner pour amener l’eau qui se déverse dans une longue et étroite canalisation et descend jusqu’aux champs… Nous verrons encore beaucoup d’autres noria dans cette région ; c’est ainsi qu’ils irriguent leur terre.

Beaucoup de figuiers et de dattiers, ici, ainsi que d’immenses arbres aux feuilles vertes et violine clair.

Vers les maisons, point de noria ; en revanche, des « pompes à eau » manuelles, où des enfants (des filles) puisent l’eau. Ce sont d’ailleurs les filles qui portent les grosses et lourdes bonbonnes d’eau sur la tâte… Elles aussi qui travaillent aux champs, qui récoltent, cuisines, etc, etc..

Près des murs d’enceinte des fermes, des piles géantes de « galettes » de bouses de vaches sèchent au soleil. Ici, la région est riche d’une terre qui n’est point ingrate. Beaucoup de meules de foin sont posées là, en plein champ, et sèchent, elles aussi au soleil ; forme curieuse, en « case » africaine !

Les murs des maisons « lambda » sont souvent peints en jaune vif ; étonnant !

On approche maintenant de Udaïpur ; c’est la montagne que nous abordons, avec des frayeurs car on ne croise par toujours facilement camions et autres bus… Mais là aussi, les mobylettes transportent 4 passagers à la fois…

Udaïpur, la ville blanche ; tout est très propre dans la région ; pas de poubelle, de papiers qui trainent, de bouteilles plastique…

Il est 18h00. Les ouvriers rentrent chez eux, en bus ; véhicules bondés sur les deux niveaux, l’impériale à bagages est elle-même surchargée de dizaine de passagers …

 

 

 

 

Publié dans Chroniques

Commenter cet article