dans un village.... 2 mai

Publié le par Muriel Bayet

Mardi 2 mai 2017

Chaque jour de la semaine est dédiée à une divinité ; hier lundi, c’était jour de Shiva. Aujourd’hui mardi, c’est le jour de Hanuman, le dieu à tête de singe.

Départ de l’hôtel à 7h00 ; nous avons beaucoup de route à faire. On repasse devant les fermes en pisée, toits de paille, murs à base de bouse de vache, dont le couleur pain d’épice est réhaussée par les dessins blancs qui décorent les murs d’enceinte. A cette heure-ci, la température est encore agréable ; le ciel est voilé ; le soleil ne tapera pas dur trop tôt !

On quitte le désert du Thar, sa terre aride et son sable brûlant ; hier, à 18h30, il faisait encore 48° C.

7h20. On traverse un village. Grande animation à cette heure « clémente » ». Marché de fruits et légumes, femmes faisant leurs courses, gamins prêts pour leur journée scolaire dans leur uniforme bordeaux et beige, femmes à la lessive…

C’est aussi l’heure où femmes et petites filles vont chercher de l’eau dans de grandes jarres qu’elles portent sur la tête.

Les Indiens ne voyagent pas dans des cars de tourisme ; ils ont leur bus longue distance, en état plus ou moins usagé, et sans beaucoup de confort ; à double étage, le haut ne permet que de s’asseoir en tailleur ou de s’allonger ; chacun occupe l’espace qu’il peut …

On passe devant un impressionnant convoi miliaire, chargé de longs canons (lance-missiles ?

Plus loin, toute la route est encombrée par un troupeau de dromadaires lancés au petit galop !

Route partiellement goudronnée, croisements aléatoires… Sur le bas-côté, une vache crevée. Ce sont les corbeaux qui vont se charger du « nettoyage » !

Sur la terre aux croutes de sel qui apparait maintenant, un autre troupeau : des cochons sauvages. Çà et là, on retrouve quelques feuillus malingres ; des acacias ? Et sur des kilomètres et des kilomètres, de chaque côté de la route, des cylindres de grillages protègent des velléités de plantation sylvestre.

Un dromadaire arrive soudain en sens inverse ; il se promène, solitaire ; il est noir ; rare !

Le guide profite du voyage pour nous parler des divinités principales et des vaches sacrées…

 

On retrouve les acacias, de plus en plus nombreux ; beaucoup de troupeaux de chèvres et de moutons.

Dans le village suivant, on passe devant une maison de retraite… pour vaches !

 

Nous arrivons à Jodpur ; ville animée et très encombrée. On visite l’ancien palais du Maharadja, transformé aujourd’hui en musée. De la terrasse supérieure, on distingue la « ville bleue ».

Déjeuner de riz, poulet aux épices, lentilles au curry.

Pas de balade dans la ville basse, hélas ; il est déjà tard ; on repart pour Bhanswara, où nous passerons la nuit dans un hôtel-palais de Maharadja.

Les faubourgs de Jodpur sont squattés par les nomades ; tentes de sacs poubelle, vagues abris de bambou… Sur le bord de la route, nombreuses charrettes où sont vendus des oignons roses ; des Johnnies ?

Et encore, de paons perchés sur des murets, la longue queue des mâles pendant presque jusqu’à terre !

Des buffles, gros et gris, cornes recourbées, ont envahi la route ; un petit garçon les chasse à grands cris.

Nous voilà maintenant dans les contreforts des montagnes Aravili. Le paysage a changé ; champs, acacias (nombreux, car sacrés, ici), …

C’est la tombée du jour ; les animaux sortent; grosses antilopes, buffles autour d’une mare…

L’hôtel de Ravia Bhenswara nous accueille ; chaque chambre est décorée différemment ; toutes très chouettes ; dédale d’escaliers et cours intérieures, terrasses par ici et par là, piscine…

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Chroniques

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