Désert du Thar

Publié le par Muriel Bayet

du bruit, du bruit, du bruit... Toujours !!!!

Dimanche 30 avril 2017

 

Visite très intéressante de la forteresse de Bikaner. De la fête d’hier soir, on peut voir des dizaines de cerfs-volants accrochés dans les arbres ou sur les façades.

A l’entrée de la forteresse, deux temples hindouistes chacun voué à un dieu différent, accueillent les jeunes mariés. Aujourd’hui, comme le samedi, c’est jour de mariage. Par chance, beaucoup de couples se présentent devant les autels au moment où nous sortons de la forteresse.

La mariée, voilée, en rouge, visage caché, est tirée par un cordon rouge attaché à l’épaule du futur époux…

Les mines sont graves ; on ne voit aucun sourire !

Après un déjeuner au Palais du Maharadja, dont la moitié est transformée en hôtel-restaurant, nous reprenons la route ; direction Milwana, en plein désert du Thar et proche de la frontière avec le Pakistan.

A la sortie de la ville, des détritus ; beaucoup. Et des marchés, des dromadaires, des camions décorés, des charrettes tirées par des dromadaires et des taureaux, charrettes dont les flancs ont également été peints, décorés, oiseaux, fleurs, éléphants, paons ..

Conduite « sportive » sur la route une nouvelle fois défoncée. Cela nous vaudra, d’ailleurs, un pneu crevé !

Des champs de panneaux solaires alimentent plusieurs centrales électriques ; l’électricité est d’ailleurs arrivée ici fin du XIX, ce qui a permis de faire installer le premier ascenseur de l’Inde dans le Palais, au début du XX, ce que le guide nous montre avec une grande fierté !

Voitures et camions à contresens, animaux sur l’autoroute… On évite une chèvre de justesse, on freine pour laisser passer des vaches, des dromadaires en goguette traversent également, ainsi que des gazelles, des antilopes, des paons…

La route ressemble à de la tôle ondulée ; on saute et tressaute sur les patchworks composés de rectangles goudronnés alternant avec des zones de terre meuble !

On croise un convoi funéraire ; hommes en blanc, portant le défunt, marchant lentement sur le bas-côté ; pas de femmes.

Nous sommes sur la route nationale 15, le Route Traversière…

Dans les espaces « champs (!) sur les côtés, des troupeaux de chèvre noires et blanches et rousses, gardées par des bergers et bergères.

De temps à autre, un « routier » installé en bord de route accueille les chauffeurs ; qui assis jouant aux cartes, qui buvant un thé, qui allongé dehors pour une petite sieste. Ces routiers sont des sortes de grands auvents dont le fond est en brique, toit de paille et bambou…

Plus loin, une carrière à ciel ouvert, devant laquelle les ouvriers et leur famille ont installé un campement : tentes canadiennes faites de sacs plastique, sans une once d’ombre …

 

 

Lundi 1er mai 2017

6h30 – De la piscine où je suis venue nager pour me rafraîchir, je regarde le soleil se lever au-dessus de la steppe. De nombreux animaux sauvages profitent de la douceur de l’air et du vent léger. Près de moi, deux petits écureuils rayés jouent ; et sur la rambarde en dentelle de la terrasse, des paons crient et répondent aux femelles qui picorent en contrebas.

Derrière notre tente, un mâle fait la roue devant 3 femelles… et je comprends maintenant d’où vient le « frrrrrttt » que j’ai entendu contre la cloison de tissu, dès les premières lueurs du jour !

9h00. On part pour Jaisalmer. Dans la cour de l’hôtel, une chèvre immense, deux fois plus haute que les autres, poils longs et blancs, se dresse sur ses pattes arrière contre le tronc d’un arbre et broute les feuilles… Plus loin, nous passons un champ de dattiers.

Encore quelques kms, et nous passons devant des fermes en pisée brun-jaune, toit de chaume, courette (enclos pour les animaux) fermée par un muret de pisée également, sur lequel sont peints des dessins blancs.

Jaisalmer… La ville jaune dont le symbole est le dromadaire. Normal, vu le nombre de dromadaires domestiques et sauvages qui courent dans la région !

On n’est pas loin de la frontière avec le Pakistan. Des bases militaires et des hommes en arme un peu partout.

Visite du château, que Viru, notre guide, appelle « le Carcassonne du Rajasthan ».

Puis balade dans la basse ville. Dentelle de pierre jaune partout ; ruelles tortueuses et étroites où, à la file indienne, nous passons tant bien que mal entre les vaches, les motos klaxonnantes, les tuk-tuk et les bouses fraîches !

Sur la plupart des maisons, le symbole des nouveaux mariés : Ganesh, le Dieu-éléphant, avec sa petite souris grise qui le transporte d’un lieu à un autre. Au bas du dessin, la date du mariage. Sur le seuil des maisons et sur les marches d’escalier, de petits pieds rouges, orteils en direction de l’intérieur de la maison, portent bonheur. De chaque côté des fenêtres, un cordon à pompons éloigne le mauvais œil.

 

Après un déjeuner où nous nous restaurons, oh, surprise ! de riz, de poulet au curry et de pommes de terre épicées, on nous emmène chez les kashmiris, où sont fabriqués, nous dit-on, les véritables Kashmir… Le guide a ses bakchichs…

Enfin, on part vers les dunes de sable d’or, faire une balade de 45 minutes à dos de dromadaire. Les dunes sont belles ; dommage, là aussi, des bouteilles en plastique, des cannettes …

 

On prend un apéro « coucher de soleil »… sans soleil, car il s’est voilé, et on rentre peu avant la nuit ; le temps d’une douche rapide, et c’est l’heure du repas, installé sur la pelouse devant le restaurant. Un groupe de musicien et une danseu(seuse)r se produit pendant que nous dégustons riz, poulet au curry, pommes de terre épicées…

 

 

 

 

 

 

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