Красноусольска, 7 août 2016

Publié le par Muriel Bayet

Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016
Красноусольска, 7 août 2016

Après un petit-déjeuner copieux (omelette aux saucisses, chachlik, tomates, fromage bachkir (sorte de cottage cheese), lait de jument, jus de baies, café, thé)… on part pour des thermes en plein air dans les contreforts de l’Oural. Dans notre sac, un gros pot de confiture maison et un gros pot de miel ; ce sont les cadeaux pour les invités !

On traverse ainsi la Bachkirie, vaste région vallonnée et parcourue de rivières, dont la « Blanche ». Beaucoup de ballots de paille et foin dans les champs. L’habitat est disséminé. On aperçoit de petits cimetières en fin de village ; peu de croix, des fleurs, une anarchie des stèles, toutes modestes. Les villages sont composées de petites maisons de plain-pied ; toit de tôle colorées, elles ont de coquettes fenêtres aux volets décorés ; parfois, une vieille maison, toute de bois brut…

On croise nos premières vaches, nos premières chèvres. Depuis notre départ de Moscou, on n’en avait pas vu l’ombre d’une ! Ici, les paysannes portent un fichu coloré et imprimé de fleurs, en général, et noué derrière la tête.

La route nationale cahote gentiment ; ce qui n’empêche pas Oleg de conduire à près de 120 km/heure !

On passe devant des puits de pétrole, en pleine campagne, entre deux champs de tournesol et de blé !

Parfois, un vieux camion tressaute sur la route qui nous fait face. Encore d’autres forages, et d’autres immenses champs de tournesols.

Les forêts de résineux alternent avec les espaces « campagne ». Dans un champ, une charrue tirée par un cheval prend le relais d’un vieux tracteur poussif. Au loin, un immense silo. Normal, vu le nombre de ballots de paille répartis sur les champs !

13h. On arrive à l’hôtel. Des marches qui ne servent qu’à monter de trois degrés avant de les redescendre, de mini-marches pour rattraper le niveau, ou une autre très haute pour finalement revenir au niveau du départ… Un hôtel tranquille, où les heures de ménage ne doivent pas inclure les communs, ni la montée d’escalier, les couloirs, les gloriettes… Mais un hôtel sympa et bien situé pour nos balades, et en tout cas, en pleine campagne bachkir, ce que nous souhaitions !…

Après l’installation, nous voilà dans la salle de restaurent, autour d’une traditionnelle soupe au chou, de boulettes de viande et légumes grillés, et de la « compote » en boisson (jus de fruit).

Puis on file visiter une très jolie église, rendue célèbre dans toute la Russie pour son icône miraculeuse.

Un office est en cours (baptême), mais on nous permet d’entrer ; nous avons même droit à une visite guidée, à voix basse, bien sûr, pour ne pas gêner le pope.

Sur le chemin du retour, Oleg prend des routes de traverse pour passer devant de très vieilles et authentiques maisons de bois. Puis c’est le retour à l’hôtel pour ½ heure de repos, avant d’aller faire la découverte des termes…

Sur le parking, des marchands ambulants, un petit marché local où se vendent des chaussures de bambou, d’autres en mouton, des bracelets aux icônes, … des thés et tisanes…

Le soleil tape dur ; on monte malgré tout la bonne cinquantaine de marches qui nous conduisent à une superbe toute petite église, où là aussi, un office se déroule. Icônes, icônes, icônes. C’est très chouette et pas trop chargé, contrairement aux souvenirs que j’ai des églises orthodoxes grecques.

Puis on redescend allègrement ; le temps d’ôter nos vêtements, nous voilà en maillot de bain, prêts à l’épreuve de l’eau… Une odeur de soufre se répand aux abords. De plus, elle est chargée de sel… Et surtout, surtout, elle est à une température constante de… 6° C !!!

Légère hésitation puis, à tour de rôle, on descend les marches et on entre dans l’eau. Brrrrr ! Je n’y reste pas longtemps !

Vient ensuite le bain de boue, où chacun se badigeonne d’une boue noire toujours aussi salée et sulfureuse. Attendre que la boue sèche ; de noire, elle devient grise. La peau tire. On entre dans la rivière qui coule très claire, un peu plus loin, et on a toutes les peines du monde à se rincer ! Il faudra plusieurs passages tout en se frottant vigoureusement pour en faire partir sinon la totalité, du moins, une grosse partie ! Une dernière « épreuve » : un bassin quasiment identique au premier, mais sacré parce que béni, celui-ci…

Revenus à l’hôtel, on se frotte et refrotte sous la douche jusqu’à ne plus avoir un seul centimètre de peu grisâtre !

20h30- On se retrouve autour d’une table pour un pique-nique qui est le bienvenu…

Soirée tranquille. On « se repose » (maître mot de la culture russe !).

Publié dans Russie

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