L’indécence des catalogues de Noël, rayon « jouets »

Publié le par Muriel Bayet

En cette mi-octobre, bien avant que les vacances de Toussaint aient commencé et que Halloween ait été fêté, voilà que les grands magasins publient et distribuent déjà leurs brochures-vitrines. Les jouets, «Noël des Merveilles », s’étalent à pleines pages.

Et moi qui garde, comme beaucoup, une part du merveilleux associé à la magie de Noël, j’aime ouvrir ces catalogues qui sont censés me replonger dans la douceur feutrée de mes Noëls d’enfant.

Hélas, hélas ! Quelle déconvenue ! Pour faire moderne et coller aux nouveaux héros dont la cote dépasse rarement le nombre de « suites » cinématographiques, les jouets sont devenus, pour la plupart, laids et dépourvus d’enchantement. Ils ne sont plus faits pour durer ; leur vie dépend des modes, et la mode n’est qu’un business qui doit rapporter.

Quant aux prix présentés, tous à « ‘X’,90 € », ils atteignent des montants pour le moins indécents.

Très laide poupée Cendrillon, « dès 3 ans », à 40 € (pardon, à « 39,90 € »), un coffret (!) de 4 figurines du monde d’Arlo, en pur plastique véritable, 33 €, un Dark Vador interactif « dès 4 ans » à 150 € (euh… 148,90 €), des jeux de société basiques aux alentours de 30 €, un sac à colorier « Reine des Neiges », étiqueté « sac tendance » (!!!) à 23 € (et on peut imaginer la tête du sac et son utilisation seulement deux jours après Noël …), etc, etc…

Indécence, oui, c’est le mot qui me vient immédiatement à l’esprit à l’ouverture de ce catalogue…

Indécence par rapport à la qualité des jouets présentés.

Indécence parce qu’uniquement fondés sur la déclinaison à outrance des films d’animation qui ont fait rêver les enfants.

Indécence par les tarifs prohibitifs en inadéquation totale avec les revenus moyens des foyers.

Indécence. Et l’indécence est antinomique de l’esprit de Noël…

14 octobre 2015, St Guénolé

L’indécence des catalogues de Noël, rayon « jouets »

Publié dans Chroniques

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