A la vitesse d'un cheval au galop...

Publié le par Muriel Bayet

Je ne l’avais jamais vu, et c’est impressionnant !

D’abord, nous sommes arrivés par marée basse. Le Mont St Michel se dressait, sentinelle imperturbable, au-delà des étendues herbeuses et plates laissant bientôt place à une immense plage meuble. Trois kilomètres, m’a-t-on dit. Un chemin d’accès, sorte de passerelle en bois suffisamment large pour laisser passer les navettes, permet de rejoindre le site en toute sécurité.

Sous la lumière dorée du soleil d’automne, il y avait comme une invitation à pénétrer à l’intérieur de la forteresse.

Escaliers aux marches de granit, chemins de ronde, ruelles étroites bordées d’échoppes-souvenirs ou de restaurants dits « gastronomiques »… Le Mont vibrait et en ce jour de semaine hors vacances, les touristes, bien qu’encore nombreux, ne cheminaient pas en cohortes serrées. Ouf ! On pouvait flâner le nez en l’air !

Hier était, comme aujourd’hui d’ailleurs, jour de grande marée d’équinoxe.

18h30, soit un peu plus de deux heures avant l’étale de la marée haute.

On aperçoit au loin, par-delà les murs d’enceinte du fort, la barre blanche des vaguelettes qui semble avancer sur la plaine de sable. La mer s’est retirée à une quinzaine de kilomètres. Il y a encore du chemin à parcourir !

18h45. La langue sableuse est maintenant envahie par des rivières de mer qui déboulent à grande vitesse. Pas de vent, pas de houle. L’eau est « plate » ; le soleil est encore haut et le bleu du ciel s’est renforcé. En bas, l’eau qui arrive au pied des tours s’engouffre dans chaque creux, chaque pli du sable ; impression d’une vanne qu’on aurait brusquement ouverte. Et là, oui, à l’évidence, l’eau avance à la vitesse d’un cheval au galop… L’image n’est pas surfaite !

On sort du Mont, avant qu’il ne soit encerclé, pour finir de regarder la montée des eaux à partir de la passerelle. Il faut bientôt reculer, reculer, jusqu’à la partie un peu plus haute. Le Mont est maintenant une île.

Valises à roulettes à la main, un couple d’Espagnols arrive, se frayant un passage entre les badauds ; ils ont une chambre retenue… à l’intérieur du Mont ! Eh bien, va falloir qu’ils patientent une bonne heure avant que les eaux ne redescendent et rouvrent le passage !!!

A l’Ouest, le soleil rougeoyant est descendu jusqu’au ras de l’eau. On assiste à un magnifique coucher qui embrase les murs d’enceinte et les tours ouest. A l’est, juste en vis-à-vis, une grosse lune orangée se lève, elle aussi au ras de l’eau. La nuit descend sereinement, douce. Clapotis de l’eau. Pas de vent.

Sur le Mont, les lumières se sont une à une allumées…

Magie du site…

29 septembre 2015

A la vitesse d'un cheval au galop...
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Publié dans Chroniques

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