Fête des Mères

Publié le par Muriel Bayet

J’ai une petite nostalgie de mes fêtes des mères d’autrefois, où les enfants ramenaient de l’école, en grand secret mal gardé, leurs trésors en pâtes, coquillages, graines, peintures, ou poésies apprises par cœur et décorées de tendres fleurs…

On a beaucoup ironisé sur ces colliers de macaroni plus ou moins colorés ; mais moi, j’ai toujours trouvé que cette attention communiquée par les enseignants aux enfants, avaient une grande valeur morale : petit cadeau « fait main », pour grand amour, à la portée de toutes les bourses…

Car lorsque j’étais enfant, les cadeaux scolaires réalisés pour la fête des Mères –et des Pères-, se monnayaient. Il me reste encore en mémoire, avec un rien d’amertume et d’acidité, la sortie triomphale des 4 « riches » de la classe, un samedi veille de fête des Mères, un grand voilier-lampe porté à deux mains. Oh, à y repenser, ce n’était pas là une œuvre d’art que cette coque en plâtre peinte et ces voiles en plastique décorées. Mais cela faisait son effet, et nous, les autres dont les papas n’avaient pu fournir à la maîtresse que quelques pièces, n’avions, au fond de nos cartables, qu’un petit phoque en plâtre que nous avions barbouillé et verni avec amour, certes, mais avec ce cruel sentiment d’injustice, car notre Maman n’était pas moins aimée que celle des 4 autres…

Depuis quelques jours, les publicistes s’en donnent à cœur joie pour proposer « l’indispensable cadeau de fête des Mères ». Car les fêtes ont suivi l’évolution de la société de consommation, et c’est bien dommage.

Un cadeau devrait toujours venir du plus profond du cœur, et pas de la première galerie marchande venue. Un cadeau, c’est un présent pensé, chéri pour l’émotion et le plaisir qu’il est censé procurer. Un cadeau, ce n’est pas un acte obligatoire ; c’est un acte d’amour. Une simple marguerite cueillie au bord d’un champ a parfois plus de valeur qu’un bouquet de roses glissé dans le chariot des courses…

Un sourire, un baiser, un mot tendre… Cela n’a pas de prix…

Fête des Mères

Publié dans Chroniques

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andrée berton 29/05/2015 14:08

Quel beau texte qui me correspond parfaitement . Dans sa petite enfance, ma fille Corinne avait fabriqué en cm1 une pelote à épingles (petit carré de bois vernis surmonté d'un tapon de coton enveloppé d'un tissu) QUEL bonheur d'ailleurs il est tjrs dans ma boîte à couture et Corinne à 50 ans. Je vs souhaite un bon dimanche à vous deux et peut-être ou plusieurs de vos enfants. Dd à bientôt

Muriel 29/05/2015 14:38

Bisous aussi à toi. Et non, nous n'avons pas les enfants : ils habitent tous très loin !